jueves, 29 de septiembre de 2011

TRISTANE BANON CONTRA DSK: "UNA LUCHA CONTRA UN CHIMPANCÉ EN CELO"

Banon: “Strauss-Kahn no se ha atrevido ni a mirarme”

El ex director gerente del FMI mantiene que no ejerció “violencia o coacción” contra Banon

Strauss-Kahn abandona las oficinas de la Brigada de Represión de la Delincuencia contra las Personas. / GONZALO FUENTES (REUTERS)

La periodista y escritora Tristane Banon se ha confrontado hoy en un cara a cara ante la policía con Dominique Strauss-Kahn, al que denunció por un supuesto intento de violación. El careo ha durado dos horas y media, y se ha celebrado en los locales de la Brigada de Represión de la Delincuencia contra las Personas (BRDP). El político, estrella del socialismo francés hasta mayo pasado, y la reportera han defendido su propia versión de lo ocurrido en febrero de 2003, cuando ambos mantenían una entrevista en un apartamento de París para el libro de Banon Errores confesados.

El abogado de la periodista ha explicado que Dominique Strauss Kahn solo había admitido ante la policía que "intentó abrazar" a la joven periodista. "Esto es falso, ha mentido, y Tristane Banon sigue adelante su acusación", ha explicado. Por su parte, el letrado del ex ministro de Economía, Henri Leclerc, ha descartado que el político hubiera pedido perdón a su acusadora: “No hay ningún motivo para excusarse”.

Tristane Banon llega a su apartamento cerca de París tras el careo. / REUTERS

Por la tarde, la periodista ha concedido una entrevista al telediario de TF1, y ha afirmado que durante el careo había notado en DSK “la misma arrogancia, la misma suficiencia y la misma frialdad de siempre. Pensaba que se excusaría conmigo pero no se ha atrevido ni a mirarme, en ningún momento me ha mirado”, ha enfatizado.

Sobre el día de la supuesta agresión, Banon ha recordado que todavía no entendía por qué el político le citó en un apartamento y no en un despacho para hacer una entrevista, y reconoció que será muy difícil probar el delito. “En estos casos, la prueba material no existe, y la ley diferencia entre agresión sexual e intento de violación. ¿Cómo puedo yo probar que fue una cosa y no otra? ¿Quién puede hacerlo realmente? Lo que sé es que yo estuve un minuto defendiéndome” (de la agresión de DSK).

Su alegato ha sonado convincente, más sincero que la previa exculpación de Strauss-Kahn. “Le desprecio profundamente”, ha terminado Tristane Banon, “ha salido en televisión blandiendo el documento del fiscal americano y diciendo falsedades, y ahora se defiende en Estados Unidos invocando la inmunidad diplomática. Si yo fuera inocente no necesitaría apelar a eso”, ha añadido, antes de acusar al equipo de relaciones públicas de DSK de difundir bulos sobre su vida privada.

El careo fue ordenado por la Fiscalía de París, que abrió una investigación preliminar en julio pasado a raíz de la denuncia de Banon. Tras oír a las dos partes e interrogar a una veintena de personas informadas de los hechos, la policía trasladará ahora sus conclusiones a los fiscales, que tienen tres opciones: abrir un proceso penal por intento de violación, calificar los hechos como una simple agresión sexual (delito que ya habría prescrito), o dar carpetazo al asunto.

Banon ha reiterado que desea que Strauss-Kahn sea juzgado por un tribunal y ha anunciado que en caso de que no haya acusación del fiscal, presentará una segunda denuncia constituyéndose en parte civil, lo que supondría la designación automática de un juez de instrucción.

DSK, de 62 años, se ha querellado por su parte contra Banon por “denuncia calumniosa”, y el pasado día 18 negó en televisión haber ejercido violencia o coacción contra la periodista. Según fuentes cercanas a la investigación, el ex político admitió al ser interrogado por la policía que solo realizó “algunos intentos”.

La periodista, de 32 años, desmiente esa versión y en 2007 describió en televisión lo sucedido, sin citar el nombre de su supuesto asaltante, como “una lucha contra un chimpancé en celo”. Banon solo decidió denunciar a DSK cuando en Nueva York empezaron a surgir dudas sobre la veracidad de la declaración de Nafissatou Diallo, una camarera del hotel Sofitel que acusó de violación al exministro francés. Cuando el fiscal de Nueva York decidió exonerar de los siete cargos presentados contra Strauss Kahn, la escritora no se echó atrás.

Strauss-Kahn sigue teniendo pendiente una causa civil en Estados Unidos, aunque acaba de pedir que sea declarada nula apoyándose en la inmunidad diplomática de la que según sus abogados gozaba cuando sucedieron los hechos del Sofitel, y más tarde, en su calidad de director del FMI.

DIPLOMADO EN FÍSICA, ISLAMISTA, CRIMINAL FRUSTRADO

Un Américain qui projetait d'attaquer le Pentagone et le Congrès a été arrêté

LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.11 | 06h30 • Mis à jour le 29.09.11 | 13h04

Une voiture de police à proximité de la maison de Rezwan Ferdaus, le 28 septembre 2011.

Une voiture de police à proximité de la maison de Rezwan Ferdaus, le 28 septembre 2011.AP/Steven Senne

Un Américain qui voulait attaquer le Pentagone et le Congrès avec des avions en modèle réduit téléguidés et bourrés d'explosifs a été arrêté, mercredi 28 septembre, près de Boston (Massachusetts). Rezwan Ferdaus, 26 ans, diplômé de physique, avait également modifié des téléphones portables pour en faire des détonateurs destinés à être utilisés par Al-Qaida contre des soldats américains à l'étranger, a précisé le procureur de l'Etat.

Le jeune homme, diplômé de la Northeastern University, préparait ses attentats depuis janvier 2010, selon l'acte d'accusation. Dans des conversations enregistrées par le FBI, il a expliqué qu'il voulait "attaquer les armées d'infidèles et tuer un maximum de gens". Il avait expliqué à un agent du FBI se faisant passer pour un membre d'Al-Qaida qu'il voulait attaquer le Pentagone avec des petits avions téléguidés "semblables à un petit drone", bourrés d'explosifs. Il avait sélectionné deux modèles, le F-4 Phantom et le F-86 Sabre, qui font entre 1,50 m et 2 m de long, et 1,20 m à 1,60 m de large, précise l'acte d'accusation.

En avril 2011, il avait élargi son projet au Congrès, précisant qu'il voulait y faires'écraser un avion télécommandé contre le dôme du Capitole pour "décapiter l'empire tout entier". En avril et mai, il avait livré à un agent du FBI, toujours infiltré, deux clés USB détaillant son projet. Il était allé repérer les lieux et photographier ses cibles en mai, pour ce projet qui prévoyait d'utiliser trois avions en modèle réduit et six personnes armées d'armes automatiques, dont lui, selon l'acte d'accusation. Il avait déterminé d'où il ferait décoller ses avions.

"TERRORISER" LES AMÉRICAINS

Et il avait commencé à acquérir son matériel, dont un avion téléguidé F-86 Sabre, 11 kilos d'explosif C4, six fusils d'assaut AK-47 et plusieurs grenades, toutes fournies par les agents infiltrés du FBI travaillant sur le dossier. En juin, il avait également loué un espace pour stocker son matériel, sous une fausse identité.

Le jeune homme, célibataire sans enfants, avait également ces derniers mois transformé sept téléphones portables en détonateurs, et les avait remis aux agents infiltrés du FBI, pour tuer des soldats américains à l'étranger. En juin 2011, un agent lui avait fait croire que ce téléphone avait tué trois soldats américains et en avait blessé quatre ou cinq autres en Irak. "C'est exactement ce que je voulais", s'était-il réjoui.

Son but, précise l'acte d'accusation, était de "terroriser" les Américains et de tuer un maximum "d'infidèles", hommes, femmes et enfants, qu'il considérait comme des "ennemis d'Allah". Il risque jusqu'à soixante-cinq ans de prison.

CARA A CARA, DOS HORAS

Fin de la confrontation entre Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon

LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.11 | 06h43 • Mis à jour le 29.09.11 | 15h14

Tristane Banon sur le plateau de Canal+ le 19 septembre 2011.

Tristane Banon sur le plateau de Canal+ le 19 septembre 2011.AFP/JOEL SAGET

Dominique Strauss-Kahn a été confronté pendant plus de deux heures, jeudi 29 septembre au matin, à Tristane Banon, qui l'accuse de tentative de viol en 2003. Un face-à-face que la romancière a vivement souhaité, concernant des faits que l'ex-patron du FMI qualifie d'"imaginaires".

Les deux protagonistes sont restés sur leurs positions et ont maintenu leurs versions des faits. "DSK est resté sur sa position et elle aussi", a déclaré Me Henri Leclerc, un des avocats de l'ancien directeur du FMI. L'homme de loi s'est refusé àdonner tout autre détail sur cette confrontation d'environ deux heures. Interrogé sur des remords qu'aurait pu exprimer son client, il a répondu : "Il n'a aucune raison de s'excuser."

Quant à Tristane Banon, elle devrait s'exprimer sur le plateau du journal de 20 heures de TF1 ce soir.

Cette confrontation, qui s'est déroulée sans les avocats des protagonistes, pourraitêtre le dernier acte de l'enquête préliminaire menée depuis début juillet par la brigade de répression de la délinquance à la personne avant une décision du parquet de Paris. Celui-ci peut classer sans suite l'enquête préliminaire, juger que les faits dénoncés sont un délit prescrit ou ouvrir une information judiciaire avec la désignation d'un juge d'instruction et une poursuite des investigations.

Tristane Banon, une écrivaine et journaliste de 32 ans, a porté plainte début juillet contre Dominique Strauss-Kahn, au moment où apparaissaient à New York les premiers doutes quant à la crédibilité de la femme de chambre qui accusait celui qui était encore directeur du FMI de l'avoir violée dans un hôtel de Manhattan en mai.

"DEUX VERSIONS S'OPPOSENT"

L'abandon des poursuites outre-Atlantique et la plainte en dénonciation calomnieuse la visant n'ont pas entamé la détermination de Tristane Banon, qui souhaitait cette confrontation, décrite par une source policière comme "assez classique dans la mesure où les deux versions s'opposent". "Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits 'imaginaires'. Je voudrais le voir me dire ça", avait-elle déclaré le 22 septembre.

Dominique Strauss-Kahn sur le plateau de TF1, le 18 septembre 2011.

Dominique Strauss-Kahn sur le plateau de TF1, le 18 septembre 2011.AFP/FRANÇOIS GUILLOT

A plusieurs reprises, Tristane Banon a affirmé que Dominique Strauss-Kahn avait tenté de la violer lors d'un entretien professionnel dans un appartement parisien en février 2003, décrivant un pugilat. Pour Dominique Strauss-Kahn, il s'agit d'une"scène imaginaire". Lors de la rencontre, "il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence", avait-il dit sur TF1 le 18 septembre. Lors de son audition par les enquêteurs le 12 septembre, il avait concédé avoir fait "des avances" à la jeune femme, selon une source proche de l'enquête.

Si le parquet décidait in fine de classer le dossier, Tristane Banon a déjà prévenu qu'elle poursuivrait son combat judiciaire : elle déposerait une autre plainte en se constituant partie civile, ce qui entraînerait automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.